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DOSSIER

La Madone de Fenestres

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Martin-Vésubie, le 18 août 2004

 

 

Eric GILI

Docteur en Histoire de l’U.N.S.A.

Président

Musée des Traditions Vésubiennes

Centre d’Etudes

Association Montagne et Traditions

06450 Saint-Martin-Vésubie

06.18.04.27.87

vesubiemusee@club-internet.fr

 

Le sanctuaire de la Madone de Fenestres est un lieu sacré pour bien des époques et bien des communautés.

Son histoire débute tardivement, même si un corpus de légendes nous incite à repousser ses origines. Et l’on ne peut ni ne doit séparer l’une des autres.

Lazare RAIBERTI (Saint-Martin et la Madone de Fenestres, rééd. Serre, 1983 d’une édition de 1898) affirme qu’il fut le site d’un temple païen, dédié à Jupiter... Rien ne contredit cette « tradition », ni ne permet de l’affirmer, et les sites alpins et de cols peuvent très bien être le lieu d’un tel culte.

Le même auteur en fait une possession templière, selon le présumé testament de Raimond Bérenger, comte de Barcelone et de Provence, en 1130. Mais ce document semble avoir disparu. C’est l’origine, répétant quelques sources évoquées par Gioffredo au XVIIème siècle, qui fonde réellement le sanctuaire.

 

Son histoire ne peut être dissociée de celle de sa statue miraculeuse, que la tradition attribue à saint Luc lui même, sculptée, dit-on, en bois de cèdre du Liban… elle aurait été ramenée des Croisades par les Templiers. Les dernières propositions de datation (cf. Conservation Régionale DRAC) en font effectivement une pièce de première importance, sans doute du XIVème siècle, en bois polychrome. Ce qui est de toute façon exceptionnel. Cette statue a eu une existence mouvementée. La légende raconte qu’après l’apparition de la Vierge dans un « fenêtre » s’ouvrant sur le mont Colomb, des Bénédictins pour certains, les habitants pour d’autres, élevèrent une première église sur le site du temple désormais détruit et christianisé.

La tradition rappelle qu’après la destruction des Templiers, le site resta abandonné, et que les habitants de la vallée voisine du Gesso récupérèrent la statue pour « la mettre en sûreté. Après avoir restauré la chapelle du Sanctuaire, les habitants de Saint-Martin la leur réclamèrent. Ainsi fut créé le pèlerinage… ». Si la vérité historique est difficile à établir, cet épisode offre une résonance intéressante de l’établissement des limites entre les communautés. C’est aux XIIIème-XIVème siècles que celles-ci établirent définitivement leurs démarcations. Cet épisode de la Madone semble bien correspondre à un partage de l’espace, qui donna lieu à une appropriation, sans doute violente, du Col de Fenestres par les gens de Saint-Martin, au détriment de ceux d’Entraïgue et de Tende. Les processions communautaires multiples (de Saint-Dalmas Valdeblore, Venanson, Belvédère, Saint-Martin et Entraïgue) semblent le démontrer, le Sanctuaire rassemblant les populations des deux versants.


 

Pendant l’épisode Révolutionnaire, puis encore durant la dernière guerre, la statue de la Madone fut cachée dans l’un des nombreux souterrains du village par la famille RAIBERTI, qui la restitua quand le danger fut passé. Cet épisode est avéré par de nombreuses sources et témoignages.

La statue est montée en procession chaque année à la fin juin jusqu’au sanctuaire (même si celui-ci ne s’effectue plus à pied de nos jours), et revient au village au début de l’automne, ceci depuis les derniers grands incendies hivernaux de la fin du XIXème siècle.

 

La première mention historique date de 1287, quand son titulaire, un certain Jean d’Aix, est présent lors de la conclusion de la paix entre les communautés de Saint-Dalmas Valdeblore et Saint-Martin-Lantosque (Vésubie). Notre prêtre, est également, selon L. RAIBERTI, frère de l’Hôpital du Var. Le sanctuaire aurait alors été transmis des Templiers aux Hospitaliers, mais le procès verbal de saisie des biens des premiers n’évoque pas cette propriété, ni cette mutation (selon DURBEC).

Le sanctuaire a été, dans le ½ siècle précédent, possession de l’abbaye de Pedona (Borgo San Dalmazzo), si l’on en croit les recherches érudites italiennes.

Il faut attendre le siècle suivant pour connaître un peu mieux son histoire. Le sanctuaire est alors annexé à la mense capitulaire de Nice (un chanoine en est titulaire). De fait, en 1391, c’est Guillaume CHIABAUDI, chanoine de Sainte-Marie de Nice, qui détient la commende de la Madone de Fenestres qui prête conjointement aux envoyés du village, serment de fidélité au nouveau souverain.

Au milieu du XVème siècle, l’évêque a perdu sa directe sur le sanctuaire, dont les revenus sont désormais attribués au curé de Saint-Martin (Jean COLOMBI en 1455).

Avec l’époque Moderne, les revenus de la commende de la Madone de Fenestres reviennent aux prêtres du village, qui appartiennent exclusivement aux grandes familles de la notabilité locale : INGIGLIARDI, RAIBERTI, GUBERNATIS, CAGNOLI, qui s’affrontent régulièrement à chaque succession de titulaire…

Le XVIIème siècle est aussi celui des miracles. Deux relations de miracles existent aux archives diocésaines (deux jeunes filles, dont un a recouvré la vue…).

La Madone, dont les terres et le sanctuaire restent en territoire administré par le Fisc italien après 1860, tout en étant sur la commune de Saint-Martin, connaît une nouvelle crise. C’est désormais la commune, arguant de son soutien financier régulier lors des différentes catastrophes qui ont touché le sanctuaire, qui réclame la propriété complète du site. Après un long arbitrage, un partage est finalement décidé, et le sanctuaire reste propriété, non sans mal, de l’évêché.

 

Dossier documentaire

 

ADAM – 3V216

14 avril 1903 : Projet de transaction.

Rogato GUIGO Louis, notaire à Roquebillière.

André CAGNOLI greffier de Justice de Paix et Maire de Saint-Martin Vésubie.

Eugène RAIBERTI, propriétaire, président de la Fabrique.

Depuis un temps immémorial, la Fabrique possède le Sanctuaire, ses dépendances, un jardin et un pâturages contigus, un terrain à La Poncia, terroir de la commune, en Italie.

Le Conseil Municipal du 14 germinal IX et du 3 brumaire X, le Sanctuaire et l’auberge ayant été détruits par un incendie en 1794, ont été reconstruits partie avec des fonds fournis par la Commune, le surplus avec les produits des quêtes faites par la Fabrique.

La Commune et la Fabrique louant les bâtiments du Sanctuaire, bail du 14 avril 1848, avec pâturages, pré et jardin, les loyers et fermages ayant toujours été versés à la Fabrique pour l’entretien du Sanctuaire.

Ledit acte louait à Félix BOSCHET et Marcelin MATTEUT pour 6 ans « la fabrique » à usage d’auberge, le jardin et le pré, les pâturages Carton, le terrain compris entre le pré et l’endroit dit Le Filon concédée par la Commune au profit du Sanctuaire, contre la jouissance à la Commune du terrain appelé « le champs de La Poncia » et sur le pâturages appelé La Plaggia, avec droit de passage sur les pâturages pour la vacherie dite du Devenzè.

Location pour 60 frs par an au Trésorier de la Fabrique, avec obligation aux fermiers de convertir en prairie une partie dudit terrain alors en pâturages. Le 28 novembre 1858, la Commune loue pour 6 ans les locaux à usage d’auberge et les pâturages du Sanctuaire pour 200 frs, puisqu’elle a de tout temps exercé le patronage et pourvu à l’entretien lorsque le Sanctuaire avait été incendié ou endommagé par une avalanche.

La Commune réglementait l’exercice du pâturages, la vente des produits du bétail, la date de l’ouverture et de la fermeture de l’auberge, le nombre de ses lits.

Après l’incendie de 1846, un nouveau était intervenu dans la nuit du 15 au 16 juillet 1883. Les dommages s’élevant à 32.000 frs. Réparations effectuées par la Fabrique, qui, depuis, a fait construire un hôtel. La Commune fournissant le bois brut.

Mais, le 28 novembre 1897, le Maire, FULCONIS, procédait au bail par adjudication, ce qui fut contesté par la Fabrique, et annulé par le Préfet. Le Président de la Fabrique donna à bail, de gré à gré, à Jules VIAL, le 22 mai 1898, jusqu’au 15 octobre 1905, avec 1.000 frs de garantie, un loyer de 1.220 frs en deux termes au 1er juillet et 17 août. Le Maire faisant opposition au paiement des loyers entre les mains dudit VIAL, le 20 mai 1898.

Ledit VIAL n’ayant pas payé la garantie ni le loyer pour 1898, lequel, s’il n’y a pas pourvu dans les 20 jours la somme de 2.200 frs à partir du 27 juin 1899, sera expulsé.

La Commune avait consacré son prétendu droit de propriété pour 80.000 frs, mais l’hôtel et des améliorations avaient été apportées. L’instauration de la co-propriété sera faite. Les immeubles seront bornés, formant un seul tenant :

- à l’Est et au Sud la « Terre de Court » de Belvédère.

- au Couchant les pâturages de la vacherie du Devenzè appartenant à la Commune séparés par 3 bornes, supérieure au pied des rochers dits Caïre où finit le vallon dit du Pilon, la seconde sur le chemin ou place de la Madone, à gauche en montant dans le talus du chemin à 201 m de la porte principale du Sanctuaire, la troisième sur une pierre près du torrent de la Madone à 40 m de la cascade dite ‘de la Boucherie’.

Sur chacune sont gravées une croix.

- au Nord la cime formant le versant des eaux entre la Madone et le Boréon ou les PAT de Très Colpas, vacherie communale du Boréon.

La commune devra fournir également les bois de l’entretien des ponts.

La Fabrique concourra à l’entretien du chemin, à partir du Corps de Garde des Douanes situé à la jonction du chemin de La Calette et de celui de la Madone, jusqu’à La Poncia, rive droite.

La Commune s’interdit d’imposer sur le bétail qui sera introduit sur les PAT toute taxe de pâturage.

La Fabrique devra s’assurer contre l’incendie pour au moins 43.000 frs. En cas d’incendie, la Fabrique devra se procurer elle-même les bois nécessaires.

 

Détail pierre gravée (limite 1903)

Pierre gravée
Madone de Fenestres

Relevé du 28 juin 2004

 

Lambert II : x = 1001,98 ; y = 1912,11 ; Z = 1883 m

Lat. N 44° 05,698 ; Long. E 7° 21,278


 

 


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